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Projet COMMONS

Le projet européen COMMONS , financé par la commission européenne dans le cadre du programme Interreg 4c , a pour objectif la mise en évidence des bonnes pratiques de gestion des territoires de propriété collective en Europe. Ces territoires, qui sont en général des zones de montagne et des zones de forêts sont très communs dans les régions défavorisées d’Europe du Nord et du Sud et les PECO. Les problèmes que ces zones rencontrent sont liés à un relatif abandon par les activités productives « primaire » ( pastoralisme et foresterie) et un regain d’intérêt au contraire pour les activités de loisirs. D’où des phénomènes contradictoires, une utilisation parfois mal régulée de l’espace et des conflits. Le projet coordonné par l’Office de l’Environnement de la Corse consiste en des échanges d’expériences et une analyse comparative des situations de 10 cas d’étude. Cette comparaison porte sur l’état environnemental et social des « communs » étudiés ainsi que sur les formes de gestion retenues. Elle doit aboutir à un guide des bonnes pratiques partagés par les participants au projets, à des propositions d’organisation testées dans certaines régions pilotes, et enfin à des recommandations pour les terres collectives européennes, en général.

Le rôle de l’INRA ( JC Paoli, PM Santucci) dans le projet est celui d’un conseil scientifique pour les coordonnateurs du projet. Ce conseil porte d’une part sur l’évolution du pastoralisme sur les terres collectives, tant du point de vue de l’organisation technique que des formes d’utilisation de l’espace, d’autre part sur les structures et les procédures de règlement des conflits entre acteurs tenant compte des nouveaux usages et des nouveaux usagers de ces espaces.

Réseau FONCIMED : réseau de recherche sur le foncier méditerranéen

Le réseau FONCIMED s'est constitué en 2006 lors de son séminaire de lancement qui s'est tenu les 10 et 11 septembre au CIHEAM de Montpellier.

Il s'organise autour de quatre thématiques :

  • Les processus de formation de l'objet "foncier" (caractéristiques internes, valeur…).

  • Les déterminants socio-spatiaux des marchés fonciers.

  • Les modes de régulation des échanges fonciers et de l'occupation du sol.

  • La modélisation des processus socio-spatiaux d'usage des sols.

 

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O2LA : Organismes et Organisations Localement Adaptés

Le projet O2LA s’inscrit dans un enjeu de relocalisation de l’agriculture, et de l’élevage en particulier.
Il s’agit d’enrayer les délocalisations des productions, et de promouvoir le développement de modes d’élevage de ruminants valorisant et développant le contexte environnemental, économique, social et culturel local. Un tel modèle de développement agricole s’appuie sur de nouvelles pratiques individuelles et collectives de gestion des ressources biologiques. La mise en valeur des ressources biologiques locales favorise, en effet, une différenciation des produits, ainsi que l’adoption de modes de production respectueux de l’environnement valorisant le contexte écologique local. Cependant, les concepts et les dispositifs permettant actuellement de gérer ces ressources biologiques, notamment en sélection animale et variétale, ne sont plus adaptés à ces nouveaux enjeux. Nous avons donc réuni un consortium pluridisciplinaire de chercheurs et de professionnels du monde agricole afin d’adapter et de produire les connaissances, les outils et les dispositifs nécessaires à ce nouveau mode de gestion de la diversité biologique locale utilisée par l’élevage. Un des défis de ce projet est de parvenir à expliciter ce que ces enjeux impliquent en termes de transformation des modes de production de connaissances et de rapport entre recherche et action. En d’autres termes, un objectif de ce projet est aussi de bâtir de nouvelles relations entre chercheurs de disciplines différentes, et entre ces chercheurs et les gestionnaires. Le consortium, les objectifs et les méthodes, ainsi que le type de résultats attendus semble donc bien répondre à la définition qui nous est donnée d’une « Recherche industrielle ».

ECOPHYTO R&D

(2007-2009)

L’analyse du positionnement des acteurs de l’élevage et de l’agriculture permet de contribuer à la connaissance des mécanismes de prise de décision pour l’action. C’est une orientation affirmée dans l’activité du LRDE.

Dans ce cadre, à travers la participation de Jean-Paul Dubeuf, l’unité a contribué à l’expertise scientifique nationale « ECOPHYTO R&D, vers des systèmes de culture économes en produits phytosanitaires » conduite par l’INRA pour le compte du Ministère de l’Ecologie, de l’Energie, du Développement durable et de l’Aménagement du Territoire et du Ministère de l’Agriculture et de la pêche. Cette expertise s’inscrit dans les objectifs de réduction de l’utilisation des pesticides du Grenelle de l’Environnement.

Cette participation a concerné plus particulièrement la préparation du volet VII de cette étude coordonnée par le Département SAD « Analyse des jeux d’acteurs » et la partie consacrée à la position des acteurs de la viticulture.

L’objectif de l’étude était d’analyser parmi les changements de pratique permettant de réduire les produits phytosanitaires et considérés comme efficaces et disponibles, ceux qui étaient réellement diffusés vers les agriculteurs et comment. Elle devait permettre une meilleure connaissance du positionnement des acteurs par rapport à ces changements de pratiques et des connaissances techniques, économiques, sociales, réellement favorables à leur diffusion puis d’identifier quelques options possibles pour l’action publique, susceptibles d’aider à mobiliser les acteurs concernés dans le sens d’une large diffusion des pratiques alternatives. L’étude a mobilisé notamment plusieurs outils d’analyse textuelle.


Le rapport final complet de l’étude Ecophyto R&D est disponible sur le site de l’INRA. Et particulièrement le volet VII Analyse des jeux d’acteurs

Réseau patrimonialisations-appropriations

Les dimensions systémiques et les temps longs propres aux crises environnementale, énergétique et alimentaire appellent une réflexion large sur la construction des patrimoines environnementaux et immatériels centrée sur l'examen des enjeux et des modalités de leur appropriation. Considéré dans une acception large, le patrimoine s'apparente à une mémoire collective sur laquelle se fonde notre rapport à la nature et à l'ordre social. Il fournit les repères nécessaires pour marquer la position des individus et des groupes dans le temps et dans leurs environnements sociaux et spatiaux. Il constitue en même temps une ressource partagée qui détermine les capacités et les cadres de l'action, tant collective qu'individuelle. Mais il n'en reste pas moins que cette référence ne présente qu'un intérêt limité dans la mesure où la notion de patrimoine ouvre un champ bien trop large et trop peu structuré pour avoir une quelconque pertinence : le patrimoine est partout et pour cette raison même, toujours insaisissable. Il en va autrement si l'attention se porte sur les processus de patrimonialisation plutôt que sur les patrimoines et surtout si la patrimonialisation est reconnue comme processus d'appropriation: cette option permet de structurer un champ problématique et offre des perspectives d'objectivation bien plus réelles.

 

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