Projet Mouve

" Les interactions Elevage et Territoire dans la mise en mouvement de l'intensification écologique"

Projet coordonné par l'UMR MELFORT et financé par l’ANR (Programme Systerra) pour une durée de 3 ans à hauteur de 1 032 532 euros

Mouve réunit 9 équipes de recherche, toutes françaises :
UMR METAFORT, Saint Genès Champanelle
UMR SELMET, Montpellier
UMR DYNAFOR Castanet Tolosan
UR Développement des territoires montagnards et Ecosystèmes montagnards, Cemagref, Grenoble
Laboratoire de Recherches sur le Développement de l'Elevage, Corte
Laboratoire d’Ecologie Alpine, Grenoble
ISARA Lyon
Institut de l’Elevage, Clermont-Ferrand
Participants LRDE :
Le LRDE intervient sur le terrain de l’arganeraie dans le sud du Maroc.
Thierry Linck, Nicolas Lacombe, François Casabianca, Jean-Paul Dubeuf, Jean-Michel Sorba
Objectifs
 
Le projet MOUVE est principalement porté par des chercheurs de l’Inra, du Cirad et du Cemagref, en partenariat avec des universités et centres de recherche de pays du Sud, et des organismes de développement et collectivités territoriales en France. Il a pour objectif de produire des connaissances pour comprendre et rendre compte des conditions, des formes possibles et des implications d’une intensification écologique (IE) de l’élevage d’herbivores à l’échelle des territoires.
 
D’un point de vue scientifique, il contribue au domaine de recherche sur les interactions entre « élevage et territoire » en lien avec l’IE et les enjeux du Développement Durable (DD). L'approche développée dans le projet combine agronomie – zootechnie système, écologie, sociologie et géographie. Sur le plan méthodologique, le projet s’appuie sur l’analyse comparative de 8 territoires contrastés d’élevage extensif (2 en Amérique du Sud, 1 en Afrique sub saharienne, 2 en Méditerranée (Nord et Sud), 3 dans les montagnes humides françaises).
Les contrastes portent sur les paysages (pastoraux ; d’interaction avec la forêt ou les cultures), les pressions qui s’exercent sur l’activité (vis-à-vis de la production ou de l’environnement) et sur les dynamiques propres de l’élevage (développement, régression, re-localisation).
Le projet met en relation dans chaque terrain, et à l'échelle du projet :
 
1) ce que les acteurs attendent de l’élevage dans une perspective de DD du territoire dans lequel ils agissent. Ces attendus, discutés avec des méthodes participatives, précisent également quelle(s) forme(s) peut prendre l’intensification écologique, vue comme une ou des réponses à une expression locale des enjeux sur l’environnement et la production animale.
 
2) les modalités des interactions élevage – territoire. Ces modalités recouvrent i) l’étude de la diversité des systèmes d’élevage et de leurs complémentarités , ii) l’analyse de leurs impacts sur les usages de l’espace et les services des écosystèmes, iii) la formalisation de ce que sont les identités professionnelles en débat dans ces périodes de changement et d’incertitude,
 
3)les conditions d’émergence et de développement de dynamiques de transformations allant dans le sens de l’IE (transformations des systèmes d’élevage à l’échelle individuelle d’une part et actions collectives d’autre part) ainsi que leurs implications tant sur le plan des écosystèmes que des transformations des identités.
 
4) L’intégration, avec les acteurs locaux, des connaissances produites s’appuiera sur la proposition et l’étude de scénarios d’évolution de l’élevage.
Au final, la formalisation d’un argumentaire spécifique de ce que peut devenir l’élevage en relation avec l’IE est souhaitée, en considérant son ancrage territorial local, et sa contribution au DD. Cet argumentaire a pour vocation à être porté dans des instances internationales.
 
Une présentation a été faite par B. Dedieu et E. Josien le 23 février 2011 à l'occasion du séminaire de lancement à La Grande Motte. Télécharger la présentation.